Lectures, Musique & P'tits bidouillages :)
18 Novembre 2012
Quatrième de couverture :
" C'est une journée ordinaire à Jérusalem, un attentat moyen : un kamikaze dans un café, six morts, deux jours d'info à la télévision. Oui, depuis trois ans, l'horreur est devenue routine, et la Ville sainte va tout droit en enfer.Tal, elle, ne s'habitue pas. Elle aime trop sa ville et la vie. Elle veut mourir très, très vieille et très, très sage. Un jour, en plus cours de biologie, une ampoule s'allume au-dessus de sa tête, comme un dessin animé. Voilà des jours qu'elle écrit ce qu'elle a sur le coeur, ses souvenirs, la fois où elle a vu ses parents pleurer de joie, le jour de la signature des accords de paix entre Israéliens et Palestiniens, et puis la désillusion, la révolte, la terreur, et l'espoir quand même. Ce qu'elle pense, ce qu'elle écrit, quelqu'un doit le lire. quelqu'un d'en face. Elle l'imagine déjà, cette amie-ennemie inconnue aux cheveux noirs. Eytan, le frère de Tal, fait son service militaire à Gaza. Elle glisse ses feuillets dans une bouteille et la lui confie... "
L'avis du Fozile :
Ainsi commence une correspondance entre Tal, et Gazaman. Garçon palestinien, cynique, ironique, parfois méchant dans ses propos, fatigué du conflit Israélo-palestinien, Gazaman est l'opposé de ce à quoi Tal espérait. Et pourtant, une amitié va se lier entre les deux protagonnistes, séparés par la guerre mais réunis par l'espoir d'une paix proche. Gazaman transmet à Tal sa vision pessimiste, son regard noir sur les évènements, sa crainte quotidienne. Tandis que de son côté, Tal transmet à Gazaman un espoir incroyable, une confiance en l'avenir.
Les premières pages du roman m'ont plutôt déroutée, je ne savais pas trop à quoi m'attendre et en même temps je trouvais que la narration ne correspondait pas à mes fragiles attentes. Et pourtant, malgré le sujet du livre et la puissance des mots pour décrire toute l'horreur de ce conflit, j'ai continué ma lecture. Pourquoi ? Parce qu'au fur et à mesure, j'ai compris l'angoisse, la peur, les doutes que des milliers d'humains peuvent ressentir, et l'espoir qui se dégageait des conversations virtuelles entre Tal et Gazaman.
J'ai fini par m'accrocher au roman, jusqu'à le lire d'une traite sans pouvoir m'en détacher ! Bien que la fin m'ait déçue, dans le sens où je ne m'attendais pas à avoir un tel dénouement, ce livre m'a apprit des tas de choses sur le sujet et m'a montré que tant que l'espoir subsiste, presque tout reste possible si l'on y croit... :)